09 novembre 2009

Réserve

Bon, ben j'ai fini par rentrer de vacances, mais ce n'est pas pour autant que j'ai retrouvé mon inspiration bloguesque... Les seuls trucs que j'aurais à dire concernent (une fois de plus) mes déplorables conditions de travail mais je me sens liée par l'auto-censure que l'on appelle droit devoir de réserve (j'ai corrigé mon erreur, merci Larkéo). C'est bien dommage parce que j'en aurait une tartine à raconter, entre les petits malheurs du quotidien (par exemple, aléas du chauffage, le retour de la vengeance) et les plus embêtants malheurs liés au chantier (mais là, motus) ! Ajoutez à ça la morosité météorologique et vous aurez un tableau fort plaisant de ma déprime automnale.

Mais ne nous laissons pas abattre. Parmi les petits bonheurs à mettre en valeur, les couleurs des arbres, le tableau sans cesse renouvelé des feuilles mortes sur le goudron, un rayon de soleil sur le Beaujolais, le premier givre, un nouveau défi-photo pour s'amuser, la rencontre (enfin!) avec mon nouveau beau-frère, les réglisses salées finlandaises qu'il m'a apportées de Paris et une nouvelle fournée de madeleines à la fève Tonka. Na !


Oingt, Beaujolais - 8 novembre 2009
Non mais. On ne va pas se laisser faire ! ;-)

03 novembre 2009

Lectrice (8 et fin)

Tiens, ça faisait un petit moment que je ne m'étais pas attelée à ce petit exercice d'autoportrait de lectrice ! Allez, les 3 dernières questions :

Télé, jeu vidéo ou livre ?
Les trois, mon général ! Je ne regarde pas beaucoup la télé, juste un petit bout de JT si j'en ai le temps et un film ou une émission de première partie de soirée... En ce moment, on est gâtés sur le service public, il y a toujours un truc intéressant (je me suis passionnée pour "Un village français" et la série des Nicolas Le Floch). Mais comme dirait Monsieur, ça ne durera pas comme les impôts !
Les jeux vidéos, c'est plus occasionnel. J'aime bien la Wii, qui me permet de me démonter l'épaule au base-ball ou de parfaire mon golf.  J'y fais aussi travailler ma cervelle avec la Cérébrale Académie... quand j'y pense ! Je jouais autrefois sur mon PC (aux Sims) mais cette époque est totalement révolue parce sous Linux, on a moins le choix (et en tout état de cause, pas de Sims...)
Alors, pour le reste, il y a les livres. Le soir avant de m'endormir, parfois le mercredi après-midi et un peu le ouikende, quand j'arrive à lâcher le Net. Et évidemment, pendant les vacances !

Lire et manger ?
Ça m'est arrivé (de lire en mangeant), à l'époque où je travaillais dans un collège sans cantine et que j'étais la seule à rester sur place pendant le temps du repas. Si je vivais seule, ça m'arriverait sûrement souvent et ce serait probablement une bonne chose pour ma ligne car je suis dans ces cas-là plus absorbée par mon bouquin que par mon assiette... Ceci dit, je ne grignote pas en lisant dans l'après-midi. Et j'interdis formellement à mes zélèves de manger ou de boire quoi que ce soit au CDI. Non mais. Un accident est si vite arrivé...

Lecture en musique, en silence, peu importe ?
Alors là, peu importe. La plupart du temps, en silence, ou en tous cas, sans adjonction de bruit artificiel (télé, chaîne hifi, baladeur...). Mais je peux aussi lire en musique, et c'est même mieux quand je veux vraiment m'isoler dans ma lecture...

Voilà, l'autoportrait est terminé ! Je termine en ce moment la lecture de la sélection 5e/4e du Prix des Incorruptibles (prix littéraire pour la littérature jeunesse attribué par les enfants/ados). Je vais en effet me relancer dans l'aventure avec mes zélèves volontaires (une trentaine, l'an dernier, un record !). Personnellement, je ne suis pas emballée par ce que j'ai lu pour l'instant mais en même temps, ce n'est pas moi qui vote ! ;-)

[note programmée, parce que je ne suis toujours pas rentrée !]

01 novembre 2009

Le Tailleur de Pierre


Auteure : Camilla Läckberg
Editeur : Actes Sud, 2009

L'histoire : Alors que sa compagne, Erica Falck a de la peine à trouver ses marques avec leur fille, née 2 mois auparavant, l'inspecteur Patrik Hedström est confronté à une affaire particulièrement sordide : le cadavre de la petite fille de leurs voisins (et amis) est retrouvé dans la mer et après autopsie, il s'avère que ce n'est pas une noyade accidentelle mais un meurtre... Secrets de famille, querelles de voisinage, la petite ville balnéaire suédoise de Fjällbacka est loin d'être aussi paisible qu'on ne le pense...

Ce que j'en ai pensé : C'est le troisième volume des aventures de Erica et Patrik, centré essentiellement autour de la difficulté d'être parent. Ce thème est peut-être un peu trop récurrent quand il touche même des personnages "secondaires" (on a un peu l'impression que ça arrive comme un cheveu sur la soupe) mais cela ne m'a pas gênée outre mesure car c'est un sujet qui me touche (eh oui). J'ai également aimé l'alternance entre le présent (l'enquête sur le meurtre de la petite Sara) et le passé (retour sur un personnage vivant dans les années 20 et dont les actes ont une répercussion sur les faits actuels, dévoilée à la toute fin du roman), qui contribue au suspense. Je suis toujours un peu déçue que le personnage d'Erica (qui était l'héroïne du premier tome) passe un peu au second plan mais non, vraiment, j'aime toujours autant cette série, sans vraiment pouvoir expliquer pourquoi.... La Suède, peut-être ? ;-) 
Pour mémoire, les tomes précédents sont "La Princesse des Glaces" et "Le Prédicateur", toujours chez Actes Sud.

[note programmée, je suis partie quelques jours dans le Jura]

31 octobre 2009

Madeleines au citron

Pourquoi cette idée m'a-t-elle prise ? Bien qu'ayant une cuisine déjà bien encombrée, j'ai craqué pour une plaque de moules à madeleines en silicone... Achat impulsif, sans doute : je cherchais en fait un DVD pour le Moustique et un cadeau d'anniversaire pour Monsieur. Remarquez, à bien y réfléchir, les deux individus en question sont fans de madeleines ! :-D

Sitôt acheté, sitôt testé. Faire des madeleines, si on zappe la phase de repos de la pâte, ça prend 20 minutes ! Pendant que le four préchauffait (à 210°C), j'ai mélangé 100 g de sucre et 3 œufs, mais le mélange n'a pas blanchi car j'utilise du sucre roux... Puis j'ai ajouté 90 g de beurre fondu (il fallait du beurre salé mais comme je n'en avais point, j'ai pris du doux), une pincée de sel, un demi sachet de levure chimique et 110 g de farine bio. En guise de zeste de citron, j'ai ajouté quelques gouttes d'huile essentielle de citron (4 ou 5, pas plus). J'ai beurré mes moules (parce que c'est comme ça qu'on fait la première fois avec les moules en silicone, après, plus besoin!) et je les ai remplis aux trois quarts. La quantité de pâte devait faire pour 18 madeleines mais j'en ai fait 21 ! J'ai enfourné, laissé cuire 5 minutes à 210°C puis baissé un peu la température (vers 180°C) et laissé 5 minutes de plus. Et hop :



Conclusions : j'ai découvert plus tard sur Internet que faire reposer la pâte au frais quelques heures permet aux madeleines de bien gonfler ensuite. Mais les miennes n'étaient pas mal du tout, même sans repos. La dose d'HE de citron était parfaite, un peu de goût mais sans casser le reste. Évidemment, je n'ai pas reproduit la perfection des madeleines de Commercy mais le résultat était plus qu'honorable ! Les 21 madeleines ont déjà disparu, entre le goûter, le dîner et le petit-déjeuner de ce matin... J'ai heureusement pu photographier ce premier essai avant qu'il ne disparaisse dans nos estomacs. Je vais à présent tâcher de perfectionner la technique...

Sinon, à part ça, c'est aujourd'hui le jour de la fabrication de l'inénarrable gâteau aux châtaignes et au chocolat. Nous le mangerons mardi, il est meilleur quelques jours après... J'ai cherché la recette que j'ai sûrement dû donner ici un jour mais Gougueule m'a dit que non... Tant pis! Si vous insistez, je la tiens à votre disposition... ;-) 


Et à part ça encore, spéciale dédicace à MinutePapillon : tu as vu, Miss, j'ai entamé le Robin Hobb en anglais ! Et ça commence bien !!! ;-)



26 octobre 2009

Le gratin de courge sucrée

Quand j'étais petite, ma grand-mère paternelle mitonnait des petits plats que je trouvais délicieux, non pas parce qu'ils étaient extraordinaires ou très élaborés mais parce qu'ils avaient un goût inimitable. Quand elle nous servait de la purée (maison), ce n'était jamais pareil qu'à la maison, où l'on mangeait pourtant aussi de la purée maison (enfin, la plupart du temps). Le riz de ma mamie (de mes mamies, d'ailleurs, devrais-je dire) était merveilleux, fondant, crémeux, sans que j'aie jamais réussi à savoir ce qu'elle(s) mettait(en) t dedans qui lui donnait ce goût si particulier.
Je pense, après coup, que la saveur inimitable des plats du quotidien de ma grand-mère venait du fait qu'ils mijotaient des heures, sur un coin du fourneau. Quand je descendais petit-déjeuner, vers 9h, elle préparait déjà le repas de midi (pris à midi tapantes) et les gamelles restaient toute la matinée sur le fourneau qui ronflait gentiment dans son coin, diffusant leurs effluves dans toute la maison et aiguisant notre appétit jusqu'à l'heure du repas...

Certains mets me font penser à ma mamie parce qu'il n'y a qu'elle qui les faisait comme ça et que, malgré bien des tentatives de lui soutirer des recettes ou de l'égaler (après sa disparition), nous n'avons jamais plus retrouvé le goût de sa cuisine. Il y avait le "gâteau sec", sorte de tarte au sucre sèche, que nous mangions le soir de Noël, au retour de la Messe de Minuit (pas de réveillon de Noël, chez nous), le riz qui ressemblait plus à du risotto, la salade cuite (que je détestais, je n'ai jamais cherché à retrouver ce goût-là!), les bugnes (appelées rissoles, mais ça se prononçait rizoles), le gibier, fruit de la chasse de mon père et de mon grand-père (surtout le faisan, dont nous retirions les plombs  pour les laisser sur le bord de l'assiette) et le gratin de courge sucrée.

Le gratin de courge sucrée, je me souviens avoir adoré mais après intense réflexion, je ne me souviens plus si nous le mangions chaud ou froid. Il n'y a que chez ma mamie que j'en ai mangé, ça, en revanche, j'en suis sûre ! Je pense que nous le dégustions tiède...
Samedi, en achetant de la courge au marché, je ne sais pas pourquoi mais je me suis souvenue du gratin sucré et j'ai décidé d'en faire, malgré la grimace des Moustiques. J'ai cherché sur Internet des recettes, histoire de voir s'il y avait un ingrédient secret à ajouter à une traditionnelle recette de gratin, à part le sucre mais je n'ai rien trouvé de concluant. J'ai donc concocté ma recette, au pif.

1 kg de courge cuite à la vapeur et écrasée
1 briquette de soja cuisine (parce que j'en avais un qui était trop sucré pour l'utiliser dans une quiche)
3 oeufs
du sucre roux (un peu, comme aurait dit ma grand-mère, qui ne pesait jamais rien)
un petit peu de cannelle en poudre (une pincée)

J'ai mis mon gratin dans des plats à crème brûlée et d'ailleurs, après passage au four puis refroidissement, je les ai brûlés avec un peu de beurre, de sucre, une plaque en fonte rougie au feu et pschiiiiiiittttt....



C'était bon, aussi bon qu'une crème brûlée, mais je n'ai évidemment pas retrouvé le goût ni même la texture du gratin de courge sucrée de ma grand-mère... Tiède, sûrement et plus crémeux. Il va falloir que je fasse une nouvelle tentative mais je crains que ce ne soit désespéré... Mais Fiston a aimé, contre toute attente ! ;-)

24 octobre 2009

Encéphalogramme plat

Je suis très embarrassée d'avoir abandonné ces pages si longtemps mais ce mois d'octobre a été une pure folie... Les coupables ?
  • Le boulot, fidèle à lui-même mais à plein temps. Je suis de plus en plus pessimiste sur l'avenir de ma profession mais je m'accroche. Quant aux conditions de travail dans mon collège en particulier, c'est toujours un peu olé-olé, rapport aux travaux en cours. Je ne résiste pas au bonheur de vous faire partager une photo du bout du couloir de mon lieu de travail, depuis une semaine :

 Engageant, non ?!
  • Ma petite forme, depuis deux semaines. J'ai eu le plus grand mal à me débarrasser de la rhino pourtant élégamment transmise à Monsieur (mais pas aux Moustiques, ils doivent être blindés au niveau des anti-virus, ces deux-là!) et à cela se sont ajoutés des soucis de sommeil (passagers) et dentaires (encore un peu d'actualité, je fais ma première demande d'entente pour la pose d'une couronne...).
  • Le manque d'inspiration bloguesque, enfin. Je continue à vous lire, à me réjouir, à me régaler, à m'inquiéter aussi de vos notes mais de mon côté, c'est l'encéphalogramme plat... Je n'ai même pas une petite lecture à vous faire partager, j'ai abandonné en cours de route les deux derniers romans entamés, c'est vous dire !
Mais, la bonne nouvelle du jour, c'est que ce sont les vacances, et avec elles la promesse d'un peu plus de disponibilité (à défaut d'inspiration). Aujourd'hui, je remarque que les arbres se colorent de jaune et d'orange, j'ai des envies de pommes cuites et de cannelle, je me demande si je ne vais pas faire un gratin de courge sucrée, comme ceux que faisait ma grand-mère...
En attendant mon retour de cette expérience culinaire inédite, je me permets de vous faire partager ma découverte blog de la semaine, en images dessinées et en goûts. C'est "à boire et à manger" !

11 octobre 2009

En parlant de photo...

... voici un petit film (primé, un peu plus de 5 minutes) que je souhaite partager avec vous. Et comme je suis très fatiguée et que je n'arrive pas à aligner deux idées  à la suite, ça tombe plutôt bien.




Sinon, à part ça, je bosse, même la nuit pendant mes insomnies ou mes rêves, alors que j'ai besoin de sommeil réparateur... Mes neurones sont à fond la caisse, j'ai la cervelle qui fume. J'ai transmis mon rhume avec amour à mon homme, comme il se doit. Pour le meilleur et pour le pire.