(Attention, note à forte teneur maternelle!)
Les enfants ayant grandi, je pensais ne plus jamais vivre de nuits hachées par des levers intempestifs, sauf cause exceptionnelle (gastro, cauchemars et c'est à peu près tout...). Mais c'était sans compter sur le petit moustique de la famille, qui va pendant quelques semaines remettre ces bons moments au goût du jour, le temps d'être guéri de son énurésie. Eh oui, nul n'est parfait et le petit bonhomme, qui va sur ses 8 ans, fait toujours pipi au lit (il n'a jamais été propre)... Pas d'affolement à bord, nous n'avons pas pris de mesures drastiques trop vite mais tout de même, à 8 ans, nous pouvons légitimement faire quelque chose pour le libérer de ce qui commence tout juste à être une gêne pour lui, au regard des autres.
Pour moi, il cumule des tas de raisons d'être énurétique : il a tout d'abord un sommeil de plomb (du genre, si vous tirez un feu d'artifice dans sa chambre en pleine nuit, pas sûr qu'il s'aperçoive de grand chose...), il a une toute petite vessie (fait constaté par échographie lors d'une cystite) et puis il respire une bonne partie du temps par la bouche (du fait de ses végétations, déjà enlevées une fois mais ça repousse, ces cochonneries... mais ça s'améliore avec l'âge), ce qui fait qu'il a la gorge sèche et qu'il boit donc assez souvent (pas d'autre raison à cette soif, pas de diabète, constaté par le pédiatre). Le tout nous donne des couches généralement assez chargées au petit matin!
Nous avons fait plusieurs tentatives d'apprentissage de la propreté nocturne, à différents âges, sans aucune amélioration. Le pauvre moustique baignait dans son urine et ne s'en rendait même pas compte! J'en ai eu assez vite ras la casquette de laver les draps + couette + alèses tous les matins, ce qui va bien quand on a la canicule en été mais pas tellement pratique aux autres saisons...
Après une brève période de traitement médical (notamment les pilules qui font diminuer le volume d'urine, sur lequel nous comptions beaucoup) sans aucun résultat, même pas un frémissement d'amélioration, nous voilà donc embarqués dans un traitement comportemental qui, selon le pédiatre, est efficace dans une immense majorité des cas : l'alarme anti-humidité. En gros, un petit capteur d'humidité que l'on clippe sur le slip (oh, la jolie rime!) et qui, dès qu'il sent une goutte de quoi que ce soit mais du liquide en tout état de cause, fait sonner (ou vibrer, voire même les deux) un boitier clipsé sur le tee-shirt du petit mosquitoe.
Hier soir, première installation de l'engin dans la couche (oui, il fait très beau mais non, pas envie de changer les draps au milieu de la nuit et puis je n'espère pas un miracle du premier coup...), gros câlin pour rassurer le p'tit monstre et lui dire que non, il n'a pas l'air ridicule et qu'on l'aime quand même, et hop, au lit! Je n'attendais pas de sonnerie avant la seconde partie de la nuit (genre 2 ou 3 h) mais hup hup hup brabatruc, dans mon premier sommeil, voilà-t-y pas que le truc se déclenche. J'ai même entendu le vibreur, c'est dire que j'étais encore alerte! 23 h 30. Ahem. On se lève, voir si le loustic a lui aussi perçu le son mélodieux que tout l'immeuble doit à présent percevoir. Oui, il est assis dans son lit, lumière allumée, et il tente désespérément d'appuyer sur le bouton qui doit arrêter l'engin, en vain. Je finis par décrocher la sonde, le mini-monstre va terminer son pipi aux toilettes (enfin, je crois pas qu'il en restait grand chose... Perso, si j'étais réveillée en sursaut par cette sonnerie, je lâcherais tout ce qu'il reste dans ma vessie par simple réflexe!), on réinstalle le tout et vite, on éteint, de peur que tout le monde ne soit réveillé définitivement pour le reste de la nuit.
Je ne crois pas m'être rendormie jusqu'à la sonnerie suivante. A 3 h 37. Enfin si, j'ai dû somnoler un peu mais pas des masses. Je crois qu'inconsciemment, j'attendais la sonnerie suivante, qui n'allait pas manquer de se déclencher. Bingo. Puisque je suis bien réveillée, je me lève, laissant Monsieur profiter de son demi-sommeil (il bosse, lui, demain) et re-belote. Décrochage, pipi aux toilettes, ré-accrochage et re-dodo. Petit moustique, stoïque, demande à mettre une culotte, cette fois, parce qu'il ne reste plus que 3 h de sommeil et qu'il est sûr de "tenir". Bon. Et aussi il ne veut plus du boîtier parce que la nuit est presque finie. Re-bon. J'abdique.
Croyez-le ou non, il a "tenu" jusqu'à 7 h 15. Et moi, j'ai enfin dormi (mais pas tout de suite, hein?!), parce que je savais que le bidule ne sonnerait plus.
La nuit prochaine, je le mets sur vibreur. Je craignais que la sonnerie ne suffise pas pour le réveiller mais à vrai dire, le fabricant de l'engin a pensé à tout. Cette sonnerie (5 tonalités différentes, pour ne pas que l'enfant s'habitue - à mon avis, aucune chance!) est tellement stridente que j'ai eu l'impression de l'entendre toute la nuit. En fait, je me suis aperçue que c'était la bouche d'aération qui sifflait mais c'était exactement le même ton!
Hum, si toutefois j'avais encore des doutes sur l'éventualité d'avoir un troisième moustique, je n'en ai plus. Je suis trop vieille à présent et j'ai absolument besoin de mes 8 h de sommeil. Je ne pourrai jamais plus me lever la nuit pour nourrir un bébé ou changer une couche, je pense...
Et à part ça? Je ferais bien une petite sieste, moi... Et quand je pense qu'il faut compter au moins 3 mois pour un résultat... (enfin, ça dépend, mais je le sens bien parti sur du long terme...)