Journée "sans"
9 février 2010
Bon, ce fut décidément une journée "sans". Sans routine, sans joie, sans satisfactions, sans petits bonheurs. Ce matin, en arrivant au collège, je me suis retrouvée nez-à-nez avec la maréchaussée, qui venait constater un cambriolage dans nos locaux. Pas un petit cambriolage ciblé comme nous avions déjà eu dans le passé mais un cambriolage en grand, avec portes défoncées et bureaux sens dessus-dessous, un truc tout à fait plaisant à découvrir quand on vient bosser, de plus dans des locaux tout neufs... Pour une fois, le CDI n'a pas été épargné par les visiteurs, la porte est hors d'usage, ce qui ne valait certainement pas le coup étant donné que rien n'a disparu (c'est vrai quoi, des livres, c'est pas un truc qui se monnaye!). Néanmoins, avant de reprendre possession des locaux, il a fallu attendre que "les experts" se déplacent pour prendre les empreintes éventuelles. Nous les attendions vers 8h30, ils sont arrivés à midi, c'est dire que la matinée a été longue...
Un malheur n'arrivant jamais seul, la neige tombe sans discontinuer depuis l'aurore, ce qui nous vaut quelques centimètres de poudreuse bien molle, idéale pour les boules, ce dont j'ai fait les frais ce soir, en quittant le collège de manière anticipée. Prenant à parti une horde de zélèves surexcités qui s'en prenaient aux voitures sur le boulevard à coups de boules de neige (c'est super dangereux, une de mes collègues a été surprise ce matin et a donné un coup de volant intempestif qui lui presque valu d'emboutir une autre voiture), je me suis fait lyncher par le groupe d'abrutis (bien cagoulés et quand j'avais le dos tourné, évidemment, courageux mais pas téméraires !) que j'ai fini par traiter de noms d'oiseaux. C'est la première fois que je perds mon sang-froid face à eux mais la journée avait été rude et j'étais vraiment retournée par la connerie et la laĉheté à l'état brut. Je suis rentrée chez moi en voiture (heureusement, ils s'en prenaient à quelqu'un d'autre au moment où je suis passée à côté d'eux...) dans un état second. J'ai pleuré un bon coup pour faire sortir cette rage mais je ne peux m'empêcher de penser que c'est la première fois que j'ai peur et que je n'ai pas mérité cette haine.
Bientôt les vacances. Vivement.







